SMWeCGE Petition (French Version)

SM EUROPE

Adressée au Parlement Européen

ARRETEZ-LE-MAANGAMIZI[1]-EN-EUROPE

ARRETEZ-LE-MAANGAMIZI-EN-EUROPE NOUS-ACCUSONS-GENOCIDE-ECOCIDE[2] FRANCE

ARRETEZ LE MAANGAMIZI EN EUROPE: NOUS ACCUSONS GENOCIDE/ECOCIDE

PETITION RECONNAISSANT LE GENOCIDE/ECOCIDE MONDIAL PAR LES ETATS EUROPEENS CONTRE LES PERSONNES AFRIKAINES

 

Les Soussignés Déclarent Sincèrement Que :

  • Le traitement immoral, inhumain et humiliant infligé aux afrikains par l’institutionnalisation de la pensée et le comportement Yurugu[3] des élites européennes n’a jamais été adressé.
  • La mentalité intergénérationnelle de la suprématie blanche qui a animé la Traite Transatlantique d’Afrikains Esclavagé (TTEA[4]), Maangamizi (Enfercauste[5] des esclaves traités comme biens, esclavage colonial et néocolonial) du 15ième siècle jusqu’à présent n’a pas pris fin;
  • Le manque de responsabilisation par les responsables confirme l’Apartheid Global, Anti-Noir et Racisme Afriphobique en cours qui crée la discrimination disproportionnée de la descendance des millions d’hommes, femmes et enfants qui ont été volés d’Afrik;
  • Aujourd’hui la descendance des afrikains volés est confrontée quotidiennement à la discrimination raciale directe et indirecte. Ceci résulte en l’appauvrissement, manque d’éducation, chômage, emprisonnement et mauvaise santé;
  • Les dommages qui continuent à être fait à l’Afrik; qui menacent notre propre survie et compromette notre futur, doivent être adressés également d’une manière structurée et efficace;
  • Le sang, sueur et larmes de nos Ancêtres ont financé l’expansion économique de la France et des autres pays européens. Donc il n’est que juste et équitable que des réparations soient faites à leurs descendants, incluant des mesures de restitution, compensation, réhabilitation, garantie de la non-répétition selon les principes du droit humain international, humanitaire et des droits des peoples;
  • Ramatriement/Rapatriement[6] volontaire à notre Mère Terre Afrik, comme mesure spécifique de restitution, devrait être une option viable pour tout descendant afrikain capturé, asservi et exploité par le pouvoir de la suprématie blanche, ses gouvernements nationaux et divers autres institutions, coopérations, agences et processus tel que l’opération des Asiento de Negros de plus aux actions criminelles des Dutch West India Company, Dutch East India Company, Cadiz Slave Company entre autres.
  • Les actes immoraux et illégaux infligés aux afrikains contre leur volonté ne peuvent être tous défaits. Néanmoins, les auteurs, leurs descendants et tout autres bénéficiaires devraient être contraints à adresser les préjudices qui ont résulté de ces actions;
  • Maintenant est venu le temps pour les victimes de ces atrocités inhumaines de réclamer, obtenir et sécuriser des réparations holistiques, adéquates, compréhensives et intersectionnelles[7] pour les torts qui continuent à être infligés sur l’Afrik et les afrikains sur le Continent et dans la Diaspora.

 

Nous Pétitionnons afin de Réaffirmer Que:

Tandis que nous, les soussignés, reconnaissons l’occupation interne, colonisation, déstabilisation, terrorisation et oppression des communautés de patrimoine afrikain continuent, la prolifération d’armes, la distribution et vente de drogues, et le résultat en est que les noirs s’entretuent et a atteint des proportions épidémiques, causant dommages aux communautés de patrimoine afrikain endéans et au-delà de l’Union Européenne; prolongeant le (Maangamizi) contre les personnes afrikaines dans le monde entier; Nous reconnaissons que ce dommage ne peut être que décrit comme actes de Génocide/Ecocide par les états européens et les pouvoirs non-étatiques par leurs organismes de la police, forces armées, agences de sécurité et d’intelligence et autres manifestations organisées aussi bien que non-organisées de racisme structurel, systémique et institutionnalisé de l’ordre suprématiste blanche de l’apartheid mondial.

Génocide tel que défini à l’article II de la Convention des Nations Unies sur la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée le 9 Décembre, 1948 a expliqué que «génocide signifie l’un des quelconques actes ci-après commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel: tuant membres du groupe; causant des lésions corporelles graves ou dommage mental aux membres du groupe; soumission intentionnelle sur les conditions de vie du groupe calculée pour empêcher les naissances au sein du groupe; et le transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe».

En plus, les actes de Génocide/Ecocide perpétués à travers divers instruments du super-état européen et ses institutions alliées; actes de Génocide/Ecocide peuvent également être attribués à l’utilisation abusive de l’union européenne des ressources extorquées par les impôts des personnes dans les états européens et les patrimoines volés des personnes d’héritage afrikain pillé d’Afrik et d’autres peuples, communautés et nations soumis à l’oppression et l’exploitation de l’impérialisme européen.

Ceci est démontré par la suite: Le (1) démembrement de la citoyenneté souveraine des personnes afrikaines, en parenté avec nos familles et amis dans d’autres communautés du patrimoine afrikain à travers le continent et la diaspora afrikaine; (2) héritage persistant de violence épistémique, physique, structurelle et raciale, y compris la violence sexuelle et reproductive contre les femmes, et les enfants et l’ensemble de tout ce que nous voyons comme violence Maangamizi; (3) le refus de «Mère Terre » Noire et Afrikaine (Nana Asase Yaa), les droits humains et des peuples à l’autodétermination nationale comme un peuple opprimé; (4) l’élargissement des complexes de santé/médical, de prison, psychiatrique, économique, de développement, académiques et de militaires industriels qui font des prisonniers politiques en nombre croissant de personnes d’origine afrikaine dans leurs diverses façons de se livrer à la résistance au Maangamizi; (5) la brutalité par la police et les agents de sécurité, y compris les décès en détention; (6) le chômage et l’emploi dans un domaine ne relevant pas des compétences et qualifications; (7) mentacide[8] des jeunes et des adultes du patrimoine afrikain par le système de mal-éducation étatique; (8) les patrouilles et les politiques d’immigration racistes (9) les industries extractives, les accords de libre-échange et les projets de privatisation, y compris des initiatives de financement privé (PFI’s), les partenariats public-privé (PPP’s), et Accords de partenariat économique (APE) de l’union européenne (UE) étant forcé sur les pays Afrikains, des Caraïbes et du Pacifique;

(10) la prolifération du VIH/sida, ebola et d’autres armes biologiques de destruction massive; (11) déni de la souveraineté du génomique[9], de la nourriture et des semences en imposant des produits OGM résultant en nutricide[10]; (12) crimes contre l’humanité inhérentes aux guerres d’agression et des guerres par procuration commis contre les afrikains et d’autres peuples majoritaires du monde.

Les résultats de ces conduites de pouvoir de disparités et les politiques et pratiques publiques inhumaines continuent à faire des ravages dans les communautés du patrimoine afrikain au sein et au-delà la France. Parmi ceux-ci ont également surgi l’appauvrissement, l’injustice cognitive et de l’environnement, l’ignorance et le racisme anti-noir, y compris sa forme spécifique afriphobie qui continuent à être perpétuée; en résulte la destruction des peuples de patrimoine afrikain de générations en générations, cela constituant des crimes géno/écocides contre l’humanité pour lesquels nous exigeons des réparations, y compris la Ramatriement/Rapatriement volontaire comme une importance dans la justice réparatrice.

Selon les Principes et directives de base des Nations Unies concernant le droit à une guérison et à la réparation des victimes de violations flagrantes du droit international des droits de l’homme et des violations graves du droit international humanitaire un aspect essentiel des réparations comprennent, entre autres les mesures suivantes: enquête sur les faits, reconnaissance et excuses officielles, la réception des réponses; une occasion pour les victimes de parler dans un forum public sur leurs expériences et d’avoir une participation active dans le processus de reparation.

Nous, en tant que membres de la Communauté du Patrimoine Afrikain (AHC[11]); rejetant l’assimilation forcée et cherchant des formes d’autonomie et d’autodétermination nationale, nous plaidons en faveur de la nécessité d’un dialogue honnête entre les représentants légitimes de notre communauté, le Parlement européen et d’autres organes étatiques et non-étatiques intéressés au sein et au-delà de l’Europe, sur la meilleure façon de réparer les patrimoines néfastes de l’esclavage.

Nous insistons pour que ce dialogue ait lieu en établissant une Commission Parlementaire Européenne d’Enquête pour la Vérité et de la Justice Réparatrice pour: reconnaître l’injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l’inhumanité de l’imposition de la Maangamizi (Enfercauste Afrikain d’esclavages, l’asservissement coloniale et néocoloniale Afrikain) à l’intérieur et au-delà de l’Europe; examiner la discrimination raciale et économique contre les afrikains et les personnes de descendance afrikaine; examiner l’impact de ces forces sur les afrikains et les communautés de descendants afrikains vivants, ainsi que tous les autres peuples; faire des recommandations au parlement européen et à d’autres instances gouvernementales compétentes aux niveaux locaux, nationaux et internationaux et; déterminer les méthodes appropriées de diffusion des résultats au public à l’intérieur et au-delà de l’UE pour la consultation sur les propositions de redressement, de réparations et d’autres fins.

Nous appelons le parlement européen à être à la hauteur de ses déclarations d’engagement au respect global des droits de l’homme universels, la bonne gouvernance et la démocratie en reconnaissant et en adressant les héritages sociaux et économiques de l’esclavage sur les générations contemporaines des afrikains et les personnes de descendance afrikaine. Nous croyons que la création de la Commission Parlementaire Européenne d’Enquête pour la Vérité et la Justice Réparatrice sera un long chemin vers l’institutionnalisation d’un processus de réparation et de recherche de la vérité qui contribuera à la guérison et au rétablissement des descendants des esclaves et de faciliter la justice et l’équité raciale entre les descendants des esclaves et les esclavagistes ainsi que dans la société dans son ensemble.

Toutefois, ces «réparations» de la relation entre personnes du patrimoine afrikaine et le reste de la société ne peut pas avoir lieu sans la reconnaissance publique des crimes contre les personnes afrikaines et leurs descendants datant de plus de cinq siècles et futurs, et sans l’action du parlement européen et l’action gouvernementale pour permettre le redressement et réparation pour les injustices brutales commises dans le passé qui continuent dans le present.

Nous appelons le parlement européen à honorer le besoin et le droit des descendants des esclaves de parler dans un forum public, fournir des témoignages et des preuves sur la façon dont l’héritage de l’esclavage continue à se traduire par la violation des droits humains et des peuples, la préjudice à la qualité de vie et la destruction des fondements essentiels de la vie pour les personnes afrikaines qui se poursuit aujourd’hui.

A chaque 12 Octobre, la Journée Internationale pour les Réparations liées à la Colonisation, des collections de cette pétition seront soumises au parlement européen.

Il permettra également de se mobiliser pour la création de la Commission Parlementaire Européenne d’Enquête pour la Vérité et Justice Réparatrice et de galvaniser le travail sur le terrain en vue d’établir des séances globales du Tribunal International des Peuples pour la Justice Mondiale (PITGJ[12]) dans le cadre d’une série d’actions qui mettra un arrêt complet, à titre de réparations holistiques et de transformation, à tous les actes de génocide/écocide contre les personnes afrikaines.

 

[1] La Shoa des juifs = Maangamizi pour les afrikains: depuis le début de l’esclavage jusqu’à présent; période où les afrikains ont été commercialisés et traités comme des biens d’esclavage; la face du colonialisme et néo-colonialisme.

[2] Destruction de l’environnement.

[3] « Etre incomplet » tiré du livre “An African centered critique of European thought and behaviour” traduit par « Une critique afrikaine centrée sur la pensée et le comportement européen », by Dr. Marimba Ani.

[4] Transatlantic Traffic in Enslaved Afrikans.

[5] Hellocauste = L’Holocauste des afrikains où les afrikains sont traités comme des biens.

[6] Ramatriement = rapatriement à Mama Afrika

[7] L’intersectionnalité est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société.

[8] Le meurtre du mental.

[9] Relatif à la génétique et l’ADN.

[10] La destruction de la nourriture.

[11] Afrikan Heritage Community.

[12] Peoples International Tribunal for Global Justice

 

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